28 novembre 2017

Rencontre avec Sanaa, expert-comptable libérale et digital native

Par Sanaa MOUSSAID, Expert-Comptable et Commissaire aux comptes, fondatrice du cabinet MSSO Audit Conseil Expertise. Une digitale native qui a créé un cabinet d’expertise comptable et de commissariat aux comptes, orienté vers le numérique proposant une offre de conseil et d’accompagnement dans la mise en œuvre de la stratégie d’entreprise.

Devenir un expert-comptable numérique, ce n'est pas uniquement proposer tous ses services à distance à un maximum de clients, loin du cabinet. C'est aussi utiliser les nouveaux outils pour améliorer l'expérience client, bien au-delà de la satisfaction des obligations déclaratives.

Pour Sanaa Moussaid, jeune expert-comptable indépendante, « La recette du succès est de mettre la relation client au centre des préoccupations ».

Témoignage d'une jeune diplômée d'expertise comptable, récemment élue « The young accountant of the year » par le magazine international « The Accountant ».

 

Bonjour Sanaa, vous êtes expert-comptable « numérique » à Paris, fondatrice en 2013 du cabinet MSSO. Pouvez-vous vous présenter en retraçant votre parcours ? Pourquoi avoir ajouté « numérique » dans votre présentation sur Linkedin ?

Ayant su très vite que je voulais devenir expert-comptable, j'ai suivi le parcours traditionnel de formation : DPECF, DECF et DESCF. J'ai eu la chance de travailler dans des secteurs divers et variésauprès de structures de tailles différentes de la TPE, PME à la société cotée.

J'ai également été amenée à travailler sur des projets d'automatisation, d'harmonisation des process comptables et de mise en place d'outils dédiés aux métiers du Real Estate (NDLR : métiers de l'immobilier).

Digital native, j'ai toujours porté un grand intérêt à la technologie et au digital. Quand j'ai créé mon cabinet, il était évident pour moi de l'axer sur un modèle totalement connecté.

Je n'ai pas besoin de voir mes clients pour la partie déclarative qui se fait aisément à distance. Nous privilégions les rencontres physiques au conseil et à la valeur ajoutée que je peux leur procurer.

Je suis convaincue que cette révolution technologique va pousser la profession à développer des missions de conseil à forte valeur ajoutée, à condition de compléter par l'acquisition de compétences supplémentaires.

 

Vous êtes également très impliquée dans la profession avec notamment la présidence du Comité Transition Numérique au CSOEC et la présidence de la Commission Femmes de l'OEC Paris.
Comment arrivez-vous à conjuguer votre vie personnelle, vos obligations professionnels au cabinet MSSO et votre engagement auprès des instances ?

Je dirais qu'il s'agit d'une question d'organisation et d'optimisation des process de production.

Je dispose au sein de mon cabinet aussi bien de procédures de fonctionnement en interne à destination des collaborateurs que de process de fonctionnement des outils du cabinet à destination des clients. La chance d'exercer à titre libéral est un atout pour gérer son temps librement. Etant maman d'un petit garçon,  j'accorde énormément d'importance à ma vie privée. Le mode d'exercice de notre profession me permet de moduler mes horaires de travail librement pour passer plus de temps avec mon enfant. Je peux vous dire que j'ai des journées bien remplies mais passionnantes.

 

Vous indiquez dans un récent billet sur LinkedIn que votre activité libérale vous apporte une très grande liberté. Quels en sont les avantages ?

Les avantages sont de pouvoir gérer son temps librement sans contrainte, et de pouvoir travailler de n'importe quel endroit dans le monde si l'on dispose des outils adéquats.

La profession nous permet d'accomplir un large éventail de missions très stimulantes intellectuellement.

La formation, l'accompagnement des startups dans leur levée de fonds, l'accompagnement stratégique, la conduite du changement,... sont autant de missions que peut offrir notre métier.

Cette liberté s'apprécie autant par l'aménagement et organisation de son travail, que par l'éventail des missions proposées.

 

Vous avez remporté en juillet 2017 le prix « the Young accountant of the Year » délivré par le site anglais The Accountant.
Racontez-nous l'histoire de cette distinction anglo-saxonne ?

The Accountant, fondé en 1874, est l'un des magazines professionnels les plus anciens et les plusprestigieux au monde. Le seul magazine mondial couvrant les professionnels de l'expertise comptable, il présente des informations provenant des institutions, réseaux et associations comptables à l'échelle mondiale.